Discipline positive: Je suis capable!

Le sentiment d’appartenance, d’importance et le fait de se sentir capable sont les piliers d’une bonne estime de soi. Sentir qu’ils sont à la hauteur et que leur contribution personnelle a une réelle importance dans le fonctionnement de leur famille, de leur école, renforce chez les enfants la conviction qu’ils « font partie », qu’ils appartiennent.

Il est extrêmement important d’enseigner la responsabilité sociale aux enfants. À quoi bon leur transmettre des connaissances académiques s’ils n’apprennent pas à devenir des membres contributeurs de la société ? Dreikurs disait souvent: « Ne faites pas pour un enfant ce qu’il est capable de faire tout seul »; en faisant trop de choses pour eux, nous privons les enfants de beaucoup d’occasions de développer, par l’expérience, leur sentiment d’être capable. Au contraire, ils risquent de croire qu’ils ont besoin d’être pris en charge ou qu’ils ont le droit à un traitement de faveur.


Enseigner la responsabilité sociale

La première étape dans l’enseignement de la responsabilité sociale est l’enseignement de l’autonomie. Quand les adultes assument le rôle du « super » parent et du « super » enseignant, les enfants apprennent à attendre des autres qu’ils soient à leur service au lieu de se rendre eux-mêmes disponibles aux autres. Ces enfants en viennent à penser que c’est injuste quand on ne les laisse pas faire tout ce dont ils ont envie, comme ils en ont envie et au moment où ils en ont envie. Quand quelqu’un refuse d’être à leur service, ils se sentent incompris, s’apitoient sur leur sort ou cherchent à se venger de façon blessante et destructrice. Sans compter qu’en accomplissant cette vengeance, ils se font toujours à eux-mêmes au moins autant de mal que ce qu’ils infligent aux autres.


Ne pas faire « pour/à la place de » et prendre le temps d’enseigner

Prêtons-nous à l’exercice d’écrire la liste suivante: Pour les enseignants : Quelles sont les choses que je fais à l’école que les enfants pourraient très bien faire eux-mêmes ? Pour les parents : Quelles sont les choses que je fais à la place de mes enfants, parce que c’est plus pratique, plus rapide, les empêchant ainsi, sans le vouloir, de se sentir capable de contribuer? En faisant à la place des enfants, ce sont autant d’opportunités d’apprentissage qui ne sont pas mises à profit pour enseigner les compétences de vie que l’adulte souhaite pourtant transmettre.


Impliquer

L’enfant devient ainsi acteur du changement. Impliquer les enfants dans l’élaboration des décisions familiales est important. Cela augmente leur adhésion aux règles établies, diminue les luttes de pouvoir et développe leur sens des responsabilités. Benjamin Franklin disait: «Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends.»


Faites participer votre enfant à la résolution des conflits.

Il développe ainsi sa créativité, sa capacité de raisonnement et de déduction. Il se sent pris au serieux. Impliquer votre enfant vous rapproche de lui. L’irritabilité laisse place à la tendresse et à la complicité. C’est aussi un bon moyen de lui apprendre à être attentif aux besoins des autres.

N’oubliez pas de prendre en considération son âge de développement ainsi que le temps dont il dispose. C’est la condition pour qu’impliquer soit structurant.

Donnez-leur du “pouvoir personnel”

Ne l’abreuvez pas de conseils avant une compétition ou un contrôle. tout en le laissant libre d’expérimenter la stratégie qu’il desireSi vous avez peur de vous laisser débord er, posez-lui des questions fermées: «Veux-tu faire tes devoirs maintenant ou à 18 heures?» Vous ne lui laissez pas le choix de ne pas ouvrir ses cahiers. Le cadre est posé et, en même temps, vous lui offrez un espace de pouvoir personnel.


Encouragez, encouragez, encouragez…

Préférez« Tes efforts en maths ont payé» à« Tu es très doué en maths». L’important est de valoriser les progrès, la prise de risque, la persévérancet etc. Martin Seligman, chercheur en psychologie positive, a montré qu’une motivation interne est bien plus puissante qu’une motivation externe. Or, le compliment développe chez nos enfants une motivation externe alors que l’encouragement développe une motivation interne. bref, encouragez-les.Impliquer les enfants dans les tâches à accomplir développe le sentiment d’appartenance, enseigne des compétences de vie utiles au quotidien, et permet aux enfants de faire l’expérience de la responsabilité sociale.

Sabate, Béatrice. La Discipline positive: Péribère, Bénédicte; Roland, Solenne. Les 50 règles d’or de l’éducation positive

kids.cloud, childcare communication and management software, children interests.